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Parmi les cours offerts aux étudiants de Musitechnic, il y a des cours sur la radiodiffusion dont certians se font à la station de radio CIBL. L’arrivée d’Arnaud Larsonneur comme nouveau directeur général de la station communautaire était une bonne occasion pour moi de discuter lui de la mutation que vit le monde de la radiodiffusion depuis quelques années. Pour les élèves qui me posent régulièrement des questions sur la radio, pour veux qui sont intéressés à poursuivre une carrière dans la diffusion voici une occasion d’en savoir un peu plus sur la radiodiffusion. La dernière fois nous avons regardés les particularités de la radio, le rôle d’une radio communautaire ainsi que les différences avec une radio commerciale. Cette fois-ci nous regarderons les défis de la radio en général ainsi que le rôle des cotes d’écoute pour CIBL.

Les défis des radios

La migration des auditeurs vers internet fait que c’est nécessaire pour une radio de diffuser sur le web aujourd’hui. Cela ne signifie certainement pas abandonner la diffusion traditionnelle sur la band FM, comme Arnaud l’a confirmé dans le blog précédent, la radio est encore pertinente en 2017. Alors quels sont les défis qui attendent les radios ? Sur la crise que vivent les médias tradditionnels (radio, télévision, journaux), Arnaudconstate que ce qu’il appelle des « oligopoles techniques » volent en éclat. « C’est dur de lancer un journal ou une station de télévision ou même un radio, ça prend des investissements importants ». À cela s’ajoute les complications d’ordre technique. Seuls ceux qui avaient les moyens financiers et techniques pouvaient devenir un média. Un avantage de faire de la radio en 2017, c’est qu’il est facile de contourner ces défis techniques et financiers en faisant de la radio su Internet. Ces « oligopoles techniques » souffrent aujourd’hui parce qu’Internet offre plus de choix mais aussi parce que tout le monde peut devenir un média. La presse écrite en a souffert, certains comme le journal Vice et La Presse s’en sont sortis mieux que d’autres. La télévision craque à cause de Netflix notamment. « La radio tient. L’âge d’or de la pub est passé mais ça ne s’est pas effondré ». Arnaud pense que tant qu’il y aura des émissions « matinale » et « retour à la maison ». Il prévoit que le Netflix de la radio arrive et que cela va perturber les stations de radio. Avec les voitures qui se conduisent toutes seules, le « chauffeur » pourra faire autre chose que d’écouter la radio. « Les grands réseaux privés vont avoir du mal » dit il. La radio vivra donc sa crise quelques années après les autres médias.
Pour suivre la radio communautaire doit se réinventer, devenir diffuseur et producteur de contenu. Le salut passe par la création d’une identité forte d’après Arnaud. La fragilité doit se transformer en ailité. Il cite le journal-devenu-producteur Vice comme exemple d’une superbe transformation. Vice est devenu beaucoup plus gros qu’il n’aurait pu le devenir en restant simplement un journal imprimé.

 

Les côtes d’écoute

N’étant pas une radio commerciale dont le but est de faire de l’argent, on peut penser que les côtes d’écoute ne sont pas importantes pour une radio communautaire. Ce n’est pas l’avis d’Arnaud : « On fait de la radio pour les auditeurs, c’est normal de vouloir savoir combien ils sont. Ça n’a pas de sens de faire de la radio sans savoir si on nous écoute ! À l’interne je dis à ceux qui passent en onde : c’est facile d’oublier l’auditeur, vous n’êtes pas entre vous, parlez à l’auditeur, et c’est facile de l’oublier » surtout quand on n’est pas un animateur professionnel. Les côtes d’écoutes de CIBL sont maintenant mesuré par Numeris ce qui n’était pas le cas par le passé. « Ça nous conforte de savoir qu’on est de plus en plus écouté mais on est loin de pouvoir utiliser ces côtes d’écoutes à des fins commerciales. » Arnaud est conscient qu’on ne peut pas faire une radio qui va plaire à tous le monde, toute la journée mais « tu est obligé de penser à la personne pour qui tu fais de la radio, ça a une influence sur le contenu du programme ».

 

CIBL est toujours à la recherche de bonnes idées et de nouveaux talents alors si vous voulez vous impliquer et avoir de l’expérience technique, contactez-les.

Questions ou commentaires : k.blondy@musitechnic.net

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